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Chantal natur’o pate

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Libération émotionnelle, pourquoi et comment ?

Comme je vous l’explique dans ma présentation web, la naturopathie équivaut étymologiquement au «cheminement vers VOTRE vraie nature, par l’harmonisation de VOS émotions ».

 

Il est légitime de se demander quel rôle jouent nos émotions dans notre vie.

 

 

Que nous apportent-elles et comment les comprendre ?

 

 

Cela est un exercice difficile car il semble évident, au vu de « l’effet de mode » du développement personnel, que la culture de l’intelligence émotionnelle ne soit pas ou peu souvent transmise durant l’enfance.

En entamant une démarche de développement personnel, il me semble juste de dire que nous souhaitons tous avoir accès aux clés qui nous empêchent d’avancer et ce quelle que soit la méthode utilisée.

En tant qu’adulte cherchant à évoluer, nous nous devons de découvrir cette intelligence. Car, celle-ci nous permet de mieux nous comprendre et de mieux comprendre ce qu’il se joue pour nous au quotidien.

 

 

 

 

Alors que sont nos émotions ? D’où viennent-elles ?

 

Je pense qu’il est déjà important de faire la distinction entre nos émotions et nos sentiments.

Nos émotions, émanent d’un stimulus extérieur, provoquant une réaction ponctuelle, qui se temporise rapidement dès que l’on s’éloigne de l’élément déclencheur.

Les sentiments sont des états d’être ou d’esprit permanent.

 

Nous pouvons prendre l’exemple de la joie ressentie suite à une merveilleuse nouvelle. Celle-ci nous transporte sur un temps donné puis va perdre de son pouvoir… Sauf si nous ressentons au plus profond de nous ce sentiment de bien-être qui perdure dans le temps et qui n’est « endommagé » que si l’équilibre trouvé est bousculé.

C’est là qu’interviennent nos émotions. Celles-ci vont être le langage de notre Âme, de notre inconscient.

En effet, nous avons baigné très jeune dans ces vibrations énergétiques plus ou moins agréables. Par exemple, dans le ventre de notre mère, à l’étape de fœtus et d’embryon. Nous n’avions pas forcément la structure cérébrale pour comprendre ce qui se jouait dans notre environnement mais la vibration des émotions s’est inscrite dans les cellules existantes. L’information est donc là, quelque part et ne s’activera que lorsqu’un stimulus similaire sera effectif. Cela se nomme « les mémoires cellulaires ».

Lors de l’activation de cette mémoire dite « émotionnelle », c’est notre cerveau limbique* qui réagit. C’est pour cela qu’on nous reproche souvent d’agir sans réfléchir sous le coup de nos émotions.

Cette partie limbique de notre cerveau répond de manière purement instinctive et binaire.

Soit nous sommes en sécurité, soit nous sommes en danger.

Le cerveau demandera donc à notre corps d’agir en conséquence.

 

 

La nature de l’émotion donnera les éléments de compréhension.

 

 

La colère nous donne l’information que quelqu’un est entré dans votre espace vital, notre espace sacré. Nos limites ont été franchies. La colère aura donc pour rôle de poser nos limites dans notre relationnel à l’autre ou face à une situation. C’est notre système de défense.

 

La tristesse permet de faire le deuil d’une situation et de grandir face à cette expérience. Elle ouvre de nouvelles portes et l’on s’ouvre à la suite de l’aventure qu’est notre vie.

 

La frustration nous permet d’apprendre à lâcher prise. Chose que nous recherchons tous… Ce fameux LÂCHER PRISE. Qui veut tout dire et ne rien dire à la fois car impalpable. La frustration nous renvoie souvent au fait que nous n’avons pas le pouvoir sur tout. Nous ne pouvons contrôler que ce que nous disons et faisons… Pas ce que les autres perçoivent avec leurs propres filtres. En réfutant la frustration, nous empiétons sur l’espace sacré des autres et pouvons déclencher la colère en réponse, même si nous étions emplis de bonnes intentions.

 

Lorsque nous sommes dans la joie, nous sommes en capacité de vivre NOTRE VIE comme bon nous semble. Nous ne la subissons pas. Elle nous donne envie de vivre notre plein potentiel et de s’ouvrir à notre destinée car la joie est le moteur de tout avancement. On la ressent souvent à l’aube d’un nouveau projet, ou job. Elle nous procure les papillons dans le ventre et c’est elle qui nous permet de savoir que nous sommes au bon endroit et avec les bonnes personnes.

 

 

Alors en résumé, voici les effets des cinq émotions de base sur notre vie :

 

 

 

  • La joie est le moteur qui nous permet de démarrer et de rouler sur notre voie,
  • La colère est l’accélérateur qui permet de sortir des situations déséquilibrées,
  • La tristesse est l’embrayage qui permet de réduire le régime sans abimer le moteur, (la tristesse n’abime donc pas la joie mais la préserve en ralentissant le rythme, le temps que le GPS calcul le nouvel itinéraire)
  • La peur est la pédale de frein qui permet d’appréhender les virages et de les passer plus facilement,
  • La frustration nous permet de rester sur la route sans partir dans le décor.

 

Quelle est la finalité de tout cela?

 

 

A mon sens, lorsqu’on nous conseille d’être dans l’amour inconditionnel, de ne pas rester dans les basses vibrations de nos émotions, je pense que l’on n’est pas tout à fait juste. Car c’est le fait d’aller dans ces émotions, de les comprendre et d’en faire le deuil qui nous permet de grandir.

Car à chaque compréhension s’effectue une libération émotionnelle.

J’ajouterais à cette remarque une nuance. Le fait d’aller explorer ses émotions ne veut pas dire qu’il faille aller remuer TOUTES les mémoires traumatiques associées. Dans ce cas, nous aurions énormément de travail d’analyse à faire et cela peut-être très difficile.

Il s’agit là d’accepter de ressentir de la colère, de la frustration, de la tristesse et de comprendre que ces émotions ont un message à nous délivrer pour évoluer.

Après tout, les étapes du deuil sont présentes à chaque grand moment de notre vie.

Une séparation, une perte mais également décrocher le job de nos rêves, nous amène à faire le deuil du passé, à revoir nos attentes et/ou exigences, à clôturer des choses qui nous appartiennent ou parfois qui ne nous appartiennent pas.

Une libération émotionnelle prend du temps, car « l’emprise » émotionnelle (j’entends par là notre propre emprise émotionnelle) s’est construite tout au long de notre histoire. 

Personne, mieux que chacun d’entre nous, n’est mieux placé pour faire ce travail.

Accompagné oui, mais personne ne peut effacer ou digérer ce que nous ne sommes pas en mesure de lâcher.

Ces bagages émotionnels nous appartiennent individuellement et la décision de les explorer ou non, de nous en libérer ou non, nous appartient. Il faut donc respecter son propre rythme.

Les émotions et le stress sont des variables qui nous permettent de nous ajuster. Les mettre sous le tapis, les taire, les enfouir ou les ignorer, nous empêche d’avoir accès à l’ensemble du plan de route… De ressentir ce sentiment de joie que l’on apprend à ressentir lorsque nous sommes alignés… Sans se forcer, ce sentiment se renforce chaque jour et il accepte que parfois des émotions viennent le « titiller » pour lui permettre de perdurer sereinement dans le temps  car après tout…

« Après la pluie vient toujours le beau temps ! » Non ?

Belle journée à tous.

 

Chantal Natur’O Pate

 

Cerveau limbique : Ensemble de structures cérébrales situées dans la région médiane et profonde du cerveau, jouant un rôle majeur dans la mémoire et les émotions, de même que dans l’élaboration des comportements. (Larousse Médical)

 

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